Facebook

Programme MR

 

mr cest

Un statut attractif pour nos militaires

Le MR souhaite que la Défense recrute plus de 10.000 militaires et civils d’ici 2024. Le MR ne souhaite fermer aucun quartier sous la prochaine législature. Nous voulons qu’ils disposent d’infrastructures d’hébergement adéquates. Le MR souhaite aussi une politique familiale adaptée (accès à la propriété, places de crèche, prêts spécifiques en mission, comme par exemple des chèques-repas). Le MR veut améliorer la prise en charge des militaires blessés ou malades et faciliter leur reconversion. Nous mettrons en place des dispositifs d’aides pour les militaires amenés à quitter la défense en tenant compte de la carrière effectuée ainsi que de la spécificité du métier. C’est aussi important pour préparer les fins de carrière

                                                     

Nos priorités en matière de Défense

Pour le MR, la politique de sécurité et de défense belge s’inscrit résolument dans un cadre multilatéral afin d’assurer la défense collective, la sécurité collective et la protection des ressortissants belges dans le monde entier.

Une défense efficace du continent européen contre les menaces qu’elles soient neuves ou plus historiques ne pourra se faire qu’en étant unis. L’ordre diplomatique multilatéral base sur les Nations Unies, l’Union européenne, l’OSCE et l’OTAN est le socle des relations internationales de la Belgique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est un choix que nous devons confirmer aujourd’hui, avec d’autant plus de force que ce multilatéralisme est gravement menacé.

La sécurité et la défense de la Belgique sont autant européennes qu’atlantiques. C’est une constante de notre politique. Le développement d’une capacité de sécurité au niveau européen, y compris Militaire, s’inscrit fidèlement dans l’alliance atlantique, qui reste la pierre angulaire de la défense pour les pays qui en sont membres. Il n’y a ni contradiction ni concurrence entre la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et la défense collective de l’OTAN, mais bien une forte complémentarité.

Notre pays doit rester un allie fidèle et loyal, sans être servile pour autant. Il doit contribuer à renforcer l’Alliance face aux grands défis d’aujourd’hui, que ce soit pour la mise en œuvre d’une dissuasion et d’une défense crédibles ou pour l’établissement d’un partage équitable des tâches entre Alliés.

L’Amérique du Nord reste le continent le plus proche de nous a de nombreux égards. Mais ce continent possède deux façades et l’Alliance atlantique n’est pas le seul axe de sa politiqueextérieure, ni peut-être l’axe majoritaire. L’Europe doit en être consciente, et développer une certaine autonomie stratégique qui lui permettra d’agir sans les Etats Unis si ses intérêts l’exigent.

L’UE est un contributeur essentiel, sinon a la défense, en tout cas à la sécurité de l’Europe. Elle participe directement à la défense conventionnelle de l’Europe, en collaboration avec l’OTAN.

Elle a développé un instrument militaire et civil de gestion des crises, qui, bien que de dimension modeste, joue un rôle important pour renforcer les capacités en matière de sécurité de nos partenaires au sud, à l’est et dans les Balkans.

Depuis des années, nos forces armées ont tenu leur rang avec efficacité, rigueur et professionnalisme. Elles ont rempli leur mission en se déployant au Sahel, en Afrique centrale, au Moyen-Orient, en Afghanistan ou à l’Est et ont répondu présente quand il a fallu protéger nos concitoyens dans le cadre de l’opération Homeland et le déploiement de nos militaires en rue. Cette présence en rue saluée par la grande majeure partie de notre population a permis de sécuriser notre pays et d’empêcher un certain nombre d’attentats.

Nous voulons :

Mettre en œuvre la vision stratégique et la Loi de Programmation Militaire (LPM).

La LPM a fixé un cap en matière d’investissements qu’il faut désormais assumer : à l’horizon 2030, l’effort en faveur de notre défense devrait représenter 1,35 % de notre PIB, c’est-à-dire la moyenne des dépenses de défense des pays européens non-nucléaires membres de l’OTAN. Le Gouvernement Michel a cependant fait le choix de débuter plus rapidement le financement des investissements via des avances sur les programmes d’investissement.

Cet objectif comprend les investissements en matériel pour un montant de 9,2 milliards d’euro d’ici 2030, ainsi que les moyens nécessaires pour soutenir le fonctionnement de la Défense (entretien,équipement, personnel, formation, entrainement). Le renouvellement complet des capacités opérationnelles est un impératif absolu. Il ne peut être, comme par le passe, ≪ abandonne au milieu Du gué ≫.

Grace aux investissements inscrits dans la LPM votée par le Parlement en avril 2017, nos forces armées bénéficieront des équipements les plus modernes et les plus adaptes. Les 4 dimensions capacitaires (air, mer, terre et cyber-renseignement) sont concernées par cette modernisation.

Après des années de sous-investissements et de réductions du personnel, notre Défense va bénéficier d’un effort budgétaire conséquent pour procéder a des réinvestissements et acheter du matériel moderne (F-35, des frégates et des chasseurs de mines, des véhicules de manœuvre, etc.). Ces outils sont construits en coopération avec nos partenaires traditionnels, européens et américains. Nos entreprises participeront à cette collaboration industrielle, synonyme d’emplois et de partages technologiques.

 

Le MR sera toujours attentif à la place de l'homme dans la guerre : les nouvelles technologies (intelligence artificielle, robotisation, système des systèmes, etc.) ouvrent des champs nouveaux d'opportunités et de risques.

           - L'homme doit rester au centre de la boucle de la décision : il faut donc réfléchir a l’usage des armes du futur et à leurs conséquences éthiques ;

           - Des garde-fous sont indispensables

          - Le Service de renseignement militaire sera maintenu ;

          - Des recrutements seront entrepris et un parallélisme entre les carrières civiles et militaires s’opèrera. Le MR estime qu’une carrière de militaire complète au sein de la dimension capacitaire renseignement/influence doit être encouragée.

Recruter et fidéliser le personnel via un statut attractif

        - L’objectif d’une armée de 25.000 hommes en 2030 (dont 1000 civils) doit être tenu. Il impose  le recrutement de plus de 10.000 militaires et civils au cours de la période 2019-   2024 ;

       - Une nouvelle dynamique doit être lancée pour attirer et fidéliser au sein de la Défense des jeunes de tous les horizons et de toutes les qualifications, à la fois dans les domaines opérationnels ou techniques ;

       - Pendant trop longtemps, les forces armées se sont déclinées au masculin. Pourtant, à nos yeux,  la féminisation du métier de militaire est un objectif important. Il est souhaitable de faire progresser le taux de féminisation ;

       - La stabilité géographique des fonctions militaires doit être renforcée, sans pour autant être un handicap a l’avancement. L’ancrage local de la Défense est aussi un élément important pour le recrutement. A cet égard, le MR estime qu’aucune fermeture de quartier ne sera nécessaire sous la prochaine législature ;

       - Conséquence de la spécificité du métier, les militaires blesses ou malades en service et leurs familles ainsi que les familles des militaires morts au combat feront l’objet d’un soutien renforce. En matière de reconversion, les militaires devenus inaptes à la suite de blessures ou de dommages subis en service pourront accéder aux emplois publics avec une priorité a définir. Le MR sera attentif à améliorer les procédures pour obtenir une pension de réparation ;

       - Il conviendra de poursuivre la mise en œuvre, pour nos militaires, d’une politique familiale adaptée à la spécificité de leur carrière (accès a la propriété, élargissement des prestations sociales pendant l’absence, places de crèche, prêts spécifiques en mission (titre-service ou chèque-repas par exemple), etc. Les défis du recrutement et la compétition sur le marché du travail imposeront,dans les prochaines années, des pistes alternatives de carrière au sein de la défense (carrières mixtes) et des collaborations renforcées avec les universités ;

      - La réforme des pensions inquiète la communauté militaire qui défend la spécificité du métier. S’il est juste – de nombreux militaires et les organisations syndicales l’admettent d’ailleurs  de relever l’age du départ a la retraite, il est vrai également que l’on ne peut demander à un militaire de 58 ans d’effectuer les taches physiques qu’il remplissait à 20 ans. Or, les fonctions de reclassement au sein de la défense se réduisent. Dans le cas des métiers de sécurité, l’harmonisation de l’Age de départ à la retraite peut créer des difficultés organisationnelles opérationnelles et engendre un cout e MR estime que le système reforme à un impact négatif sur l’attractivité et la rétention des militaires. Il propose des lors de mettre en place des dispositifs spécifiques d’aides au départ pour les  militaires amenés à quitter la défense en tenant compte de la carrière effectuée ainsi que de la spécificité du métier ;

      - Une fois militaire de carrière, chaque individu doit pouvoir construire un processus d’évolution professionnelle épanouissant : cela implique le respect d’un équilibre linguistique au sein des forces armées, tant au niveau des grades, des composantes que de fonctions dirigeantes. C’est une revendication du MR depuis 2004. Des progrès ont été accomplis sous cette législature, mais doivent être poursuivis ;

       - Enfin, des soins de santé performants en opération sont aussi une source de motivation pour nos militaires. A cet effet, la préservation de la capacité opérationnelle de la composante médicale nécessitera d’assurer la cohérence de l'articulation entre celle-ci et le service public de santé. A terme, elle intègrera progressivement notre système de sante tout en conservant ses spécificités militaires. L’externalisation complète de la 4e composante ne doit pas être envisagée et des synergies avec un hôpital de crise à créer seront bien évidemment recherchées. Une réforme du statut du corps technique médical devra être envisagée afin d’en assurer une meilleure attractivité.

Contribuer à la consolidation d’une défense en Europe

          - Afin de poursuivre la construction d’une défense européenne, pilier européen de l’OTAN, la Belgique encourage l’approche multidisciplinaire (Diplomatie, défense et développement) de l’EU. Elle a également, à titre d’exemple, participe scrupuleusement au roulement des groupements tactiques européens (EU Battle Group –   EUBG).

        - A côté de la coopération structurée permanente (PESCO), notre pays participe aussi à l'initiative européenne d'intervention, qui vise à partager une vision et une culture stratégique commune avec plusieurs partenaires. Le MR soutient cette avancée.                        

         - Le MR soutient la révision du mécanisme de décision d’engagement des groupementstactiques européens : ils doivent pouvoir être formes de manière plus ponctuelle, afin de permettre pour chaque opération, de rassembler dans une même structure les Etats membres les plus motivés pour intervenir.

         - La Belgique soutient une capacité de planification et de commandement commune pour des opérations de large envergure. L’UE doit pouvoir disposer d’une capacit autonome réelle. Cela demandera quelques ressources supplémentaires, que le MR soutient. Le MR salue les résultats achevés depuis 15 ans dans la mise en œuvre d’uninstrument de gestion des crises européen, notamment dans le domaine civil, maispour plus d’efficacité, l’instrument doit être révise. Au sein du Centre de Crise du Gouvernement fédéral, une cellule spécifique veillera à la coordination des action menées au niveau UE et OTAN.

      - La diversité des matériels utilises en Europe doit être réduite en travaillant sur des programmes d'équipement communs, qui pourraient être favorises avec la mise en œuvre, en 2019, du fond  européen de défense. Face à la puissance économique américaine, nous devrions également étudier au niveau européen un principe de préférence européenne pour l’achat des programmesd'équipement, pour autant que ceux-ci soient disponibles et que les intérêts stratégiques et industriels du pays et de nos alliances n’en soient pas handicapées.

Consolider les partenariats au profit de nos entreprises

       - La sécurité et la défense ne sont pas des secteurs isoles du reste de notre politique. Les liens avec l’industrie et la création d’emplois, notamment en Wallonie, sont très étro its pour tout ce qui concerne le développement et la production des capacités. A cette fin, l’accès des PME ux projets communs doit être encourage ;

       - Le MR soutient les initiatives visant à promouvoir un socle industriel européen en matière de défense, et se réjouit de l’adoption du Fonds Europeen de Défense (FED) ;

       - Grâce a des projets structurants, grâce aux liens qui se renforcent entre l’économie et nos forces armées, la défense continuera à apporter une contribution déterminante a notre croissance, a notre attractivité et a notre innovation ;

       - Nous devons soutenir nos industries de défense pour qu’elles puissent s’intégrer a des regroupements en cours. Nos entreprises de défense doivent être bien présentes lors de la redéfinition des partenariats industriels européens et faire partie de consortiums industriels capables de rivaliser avec des compétiteurs américains ou asiatiques. La préservation des emplois est une donne fondamentale.

 Une défense d’avenir

Il faut trouver les moyens de fidéliser et de conforter la situation des réservistes. La volonté du MR est de procéder au renforcement de la réserve militaire et de son employabilité afin de faire face aux besoins opérationnels des forces armées. Ceci peut impliquer des modifications au cadre légal de la réserve (loi de 2001) et une concertation avec les employeurs.

 L'objectif que nous nous étions fixes en 2014 était clair : mettre un terme à la contradiction manifeste entre la multiplication des défis sécuritaires a laquelle la Belgique et l'Europe sont confrontées d'une part et la situation réelle de nos forces armées après trois décennies de réduction de formats et de moyens d'autre part. Pour atteindre cet objectif, il fallait évidemment réaliser un effort financier conséquent, dans un contexte budgétaire qui demeure contraint. Le Gouvernement a fait le choix courageux et responsable de la remontée en puissance des moyens budgétaires des forces armées et de renouveler nos moyens de combat afin de relever les défis d'un contexte sécuritaire qui se durcit.

Il faut désormais poursuivre résolument sur cette voie lors de la prochaine législature 2019-2024.

L’objectif central de la prochaine législature est le personnel. Il faut mettre en œuvre des signes concrets pour améliorer les conditions de vie des membres civils et militaires de la défense.

L'enjeu est donc d'attirer et surtout de fidéliser le personnel. Cela suppose un métier intéressant, des outils modernes, une préparation opérationnelle de qualité, et de bonnes conditions de vie et de travail. Ceci repose sur la combinaison d'une identité militaire assumée et la garantie d'une vie professionnelle et personnelle décente compte tenu de la spécificité de ce métier.

 

Home logo

Mots-clés: syndicat,, militaire,, élections

Imprimer E-mail

Infos/Presse