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Programme Ecolo

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Vision Ecolo en matière de Défense

 

Nos principaux points d'attention en matière de défense sont les suivants:

  • Agir en faveur d’une Europe de la défense intégrée en développant plus avant des synergies avec d'autres pays européens, tant pour les investissements que pour la collaboration opérationnelle.                                                                                                                                              
  • Revenir aux missions centrales de la défense, à savoir, les missions à l'étranger et la défense du territoire national.                                                         
  • Renforcer l’attractivité du métier et offrir une clarté au personnel concernant leur statut, leur pension, leur lieu d'affectation et leur avenir au sein de la défense. La défense est une maison solide, le personnel en constitue les fondations, ce qui est trop souvent oublié                                 .                                                                                                                                                                                                                                                           

Une défense européenne intégrée

Le contexte sécuritaire belge et européen évolue. Les crises persistantes au Moyen-Orient (et leurs répercussions sécuritaires chez nous), l'attitude assertive de laRussie, l'insécurité apportée par le Brexit et la politique étrangère de Donald Trump, impliquent de faire évoluer notre politique de sécurité et de défense.

Pour Ecolo, la principale évolution nécessaire relève d'une coopération militaire renforcée sur notre propre continent, au sein de l'Union européenne. Il ne s’agit pas d’un choix contre l'OTAN, mais d’une option claire d'indépendance stratégique afin de profiler l’UE comme un des piliers de l’OTAN. A terme, nous croyons en une structure de commandement militaire européen. Cela nécessite une intégration politique plus forte au niveau européen et pour ce faire, nous souhaitons renforcer l'administration européenne des Affaires étrangères (plus précisément le staff militaire UE) afin qu'elle puisse, à terme, décider comment déployer la défense européenne.

Dans ce contexte cela n'a aucun sens que chaque pays constitue une force armée complète couvrant tout le spectre des capacités offensives, défensives et logistiques. Les collaborations et mutualisation européennes doivent mener à des économies d'échelle et à des gains d'efficacité. A cette fin, les armées nationales doivent se spécialiser et collaborer.

Pour Ecolo, les opportunités en matières de pooling et sharing doivent être davantage envisagées, sur base d’un partage équitable de la charge entre les partenaires. Dans cette optique, la défense a besoin d'investissements en matériel. Nous regrettons que dans certains choix posés, les synergies européennes ne soient pas recherchées, comme ce fut le cas pour dossier des avions de chasse. Il existe des besoins d'unités terrestres légères, manœuvrables et rapidement déployables, des besoins en matière de transports aérien tactique et stratégique, centrés sur les opérations spéciales et les éléments de soutien nécessaires. Nous pensons qu'investir davantage dans notre expertise en matière de déminage, de maintien de la paix et de gestion de catastrophes naturelles est souhaitable, comme dans la marine, le sauvetage en mer, la cyberdéfense et la formation.

Les missions de la Défense

La Défense doit selon nous revenir à ses missions centrales : les missions à l'étranger et la défense du territoire national.

Pour Ecolo, les missions à l'étranger doivent toujours être des missions de l'ONU ou sous mandat onusien. Cela peut impliquer le maintien de la paix ou l'instauration de la paix dans une perspective de sécurité internationale. Ecolo soutient également le principe de responsability to protect qui permet aux opérations de l'ONU, dans une perspective humanitaire, de prévenir les génocides, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et le nettoyage ethnique.

En outre, le Parlement fédéral doit approuver le déploiement des troupes belges à l'étranger. Le gouvernement doit également inscrire la participation belge à des opérations internationales dans une vision qui dépasse le seul niveau militaire. A cette fin, le gouvernement doit renforcer la cohérence entre les moyens diplomatiques, de coopération au développement et d'aide humanitaire mis en place. Le système hollandais de l'article 100 peut ici être cité en exemple.

Le gouvernement et le staff de la défense doivent également rendre compte du déroulement des opérations de façon la plus transparente possible, tant en termes de communication publique que vis-à-vis du Parlement. Enfin, après l'opération, celle-ci doit être évaluée à l'aide d'un cadre d'évaluation clair.

Les investissements dans la Défense

Le temps des économies continues dans la défense est révolu. Notre sécurité a un prix dans le contexte européen et mondial. Et, en fonction des disponibilités budgétaires, les investissements dans le personnel, la formation, l'infrastructure, le matériel et l'équipement doivent être faits selon des critères de qualité et les objectifs que l’on poursuit, de telle sorte que les militaires puissent mener leur travail quotidien dans les meilleures conditions.

La vision stratégique de la défense d’ici 2030, et la loi de programmation militaire qui la traduit, sont le fruit d’un long travail de qualité. Selon nous, elle pourrait toutefois être affinée d’une part afin de mieux traduire un trajet en vue d’une Europe de la défense intégrée, d’autre part, pour mieux prendre en compte les besoins actuels en matière de défense nationale, notamment en termes de renseignement, de cybersécurité, d'équipements technologiques ou de génie civil. Les trajectoires budgétaires déterminées doivent selon nous être entendues en fonction de tels objectifs qualitatifs, répondant aux besoins actuels.

 Le personnel de la Défense

L'attraction en début de la carrière est un défi majeur. Pour rendre le métier de militaire plus attrayant, la défense doit retourner à son core business : les opérations à l'étranger (missions des Nations Unies ou sous mandat des Nations Unies) et la défense (collective) du territoire. La perspective de déploiement sur le terrain et la formation dans cette perspective contribueront à la motivation des nouveaux militaires. Les missions de surveillance en contexte d'alerte terroriste élevée n'en font en principe pas partie, sauf en cas de danger imminent ou dans des cas précis et spécifiques, par exemple pour compenser une pénurie temporaire de policiers.

A coté de cela, le statut (conditions de pension incluses) doit rester attrayant et compétitif pour les fonctions techniques et spécialisées. Les mesures que le DGHR Général Hennes a présentées mi-février sont un pas dans la bonne direction. Les départs prématurés pourraient être freinés via un investissement dans des jobs de qualité et sur mesure pour les militaires plus âgés.

L'ambition d’une élévation brutale de l'âge de la pension à 63 ans a selon nous manqué son but. En effet, l’externalisation grandissante des jobs non-opérationnels entraîne la raréfaction des jobs de qualité et intéressants pour les militaires plus âgés. De plus, le métier de militaire est un travail lourd, exigeant physiquement et psychiquement, ayant un impact important sur la vie sociale et familiale. Une reconnaissance en tant que métier pénible doit se traduire dans un âge de départ à la pension inférieur à 63 ans.

Nous comprenons les objectifs du statut BDL (carrière à durée Limitée): un rajeunissement drastique de la pyramide des âges au sein de la défense et la capacité de répondre avec flexibilité aux besoins de recrutement. Il comporte toutefois une séries d’inconvénients. En effet, les militaires se retrouvent ensuite sur le marché du travail vers 30-35 ans, un moment où beaucoup construisent une vie de famille, et – comme cela semble être le cas actuellement – sans mesures d'outplacement appropriées. De plus, 8 (ou 12) ans, c'est trop court pour être pleinement rentable pour la défense. Tout ceci ne contribue pas à rendre la profession attractive.

Le personnel de la défense va bientôt descendre sous les 25 000 hommes en vertu d'une vague de départs à la pension. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les gens partir trop rapidement. Dès lors, nous voulons sortir du BDL tel qu'il est actuellement. Par ailleurs, il est important de prévoir des possibilités de départ qualitatives, satisfaisantes et facultatives à différents moments de la carrière. Enfin, le rajeunissement de notre armée restant fondamental, les possibilités de mieux ajuster vie privée et vie professionnelle, à travers une flexibilité sous forme de crédit-temps, de travail à temps partiel ou de télé-travail, doivent être implémentées quand cela est possible.

Nous plaidons également pour une présence forte de la défense dans toutes les provinces, afin d’offrir aux militaires un maximum de chances de travailler, au moins une grande partie de leur carrière, à une distance acceptable de leur domicile. C'est aussi un moyen d’éviter les attritions. Une implantation étendue contribue aussi à augmenter la visibilité et le soutien de la défense au sein de la population. Naturellement, les profils spécialisés auront moins de possibilités de choisir leur lieu d'affectation (un Arlonais qui choisit la composante maritime sait à quoi il s'engage, par exemple), mais tout concentrer au centre du pays n'est pas le choix que nous faisons.

 

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Mots-clés: syndicat,, militaire,, élections

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