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La défense MR

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      Olivier Chastel 

     président du MR

 

Pour le Mouvement Réformateur, la politique de sécurité et de défense belge s’inscrit résolument dans un cadre multilatéral afin d’assurer la défense collective, la sécurité collective et la protection des ressortissants belges dans le monde entier. Le MR se félicite de l’appui de la Défense à la Police dans le cadre de la sécurité intérieure. Ce sont plus de 2.000 militaires qui ont été déployés dans les villes du Royaume.

Notre environnement sécuritaire a fortement changé ces dernières années. Du fait du monde multi polarisé, cet environnement est également plus complexe et très rapidement évolutif. C’est une nouvelle donne stratégique dont il faut impérativement tenir compte. Les menaces se sont multipliées et se font sentir aussi bien sur la défense de l’espace euro-atlantique que sur notre sécurité au sens large que ce soit dans notre pays ou à l’étranger. L’ordre diplomatique multilatéral basé sur les Nations Unies, l’Union européenne, l’OSCE et l’OTAN est le socle des relations internationales de la Belgique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est un choix que nous devons confirmer aujourd’hui, avec d’autant plus de force que ce multilatéralisme est gravement menacé

Après des années de sous-investissements et de réductions du personnel, notre Défense va bénéficier d’un effort budgétaire conséquent pour acheter du matériel moderne (F-35, des frégates et des chasseurs de mines, des véhicules de manœuvre, …). Ces investissements sont réalisés en coopération avec nos partenaires traditionnels, européens et américains. Pour le MR, la vision stratégique et son « application budgétaire », la Loi de Programmation Militaire, doivent être menée à terme et non abandonnée au milieu du gué comme ce fut trop souvent le cas par le passé.

Concernant le personnel, l’objectif d’une armée de 25.000 hommes en 2030 (dont 1000 civils) doit être tenu. 

Une nouvelle dynamique doit être lancée pour attirer et fidéliser au sein de la Défense des jeunes de tous les horizons et de toutes les qualifications, à la fois dans les domaines opérationnels ou techniques. Ce défi sera l’enjeu de la prochaine législature : faire correspondre niveau d’ambition, qualité et quantité des équipements et qualité et quantité des membres du personnel.

Pendant trop longtemps, les forces armées se sont déclinées au masculin.  A nos yeux, la féminisation du métier de militaire est un objectif important. Il est souhaitable de faire progresser le taux de féminisation qui permettra de diversifier les viviers de recrutement et de remporter la bataille des compétences, et ce, à tous les niveaux. 

La fidélisation des militaires implique une attention particulière à la lisibilité des parcours professionnels au sein de la Défense. Il est impératif de conserver l’expérience et les compétences de l’ensemble du personnel. De plus, la stabilité géographique des fonctions militaires doit être renforcée, sans pour autant être un handicap à l’avancement.

L’ancrage local de la Défense est aussi un élément important pour le recrutement.

A cet égard,

Facteur d’attractivité de carrières militaires qui peuvent être courtes, surtout depuis l’introduction du statut à durée limitée, la transition professionnelle sera améliorée. Les conditions d’accès à la fonction publique des militaires doivent être simplifiées. Parallèlement, en concertation avec les Communautés et les Régions, les modalités de reconnaissance des qualifications et de l’expérience acquises par les militaires seront développées. Le personnel sous statut BDL pourrait, en pratique, être invité à poursuivre sa carrière plus longuement en cas de pénurie dans le recrutement. Il pourrait aussi alimenter la Direction de la Sécurisation (DAB) de la Police Fédérale. Il faut aussi envisager, avec le concours des syndicats, le passage des militaires dans la fonction publique fédérale, régionale ou locale.

Le projet de réforme des pensions inquiète la communauté militaire qui défend la spécificité du métier. S’il est juste – de nombreux militaires et les organisations syndicales l’admettent d’ailleurs – de relever l’âge du départ à la retraite, il est vrai également que l’on ne peut demander à un militaire de 58 ans d’effectuer les tâches physiques qu’il remplissait à 20 ans. Or, les fonctions de reclassement au sein de la Défense se réduisent. Dans le cas des métiers de sécurité, l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite peut créer des difficultés organisationnelles, opérationnelles et engendre un coût. Le MR estime que le système réformé pourrait avoir un impact négatif sur l’attractivité et la rétention des militaires. Il propose dès lors de mettre en place des dispositifs spécifiques d’aides au départ pour les militaires amenés à quitter la défense en tenant compte de la carrière effectuée ainsi que de la spécificité du métier.

Avec une armée de 25.000 hommes et femmes, l’outsourcing de certaines tâches non spécifiquement militaires devra être poursuivi.  Les premières expériences sont relativement positives.  Les difficultés ne doivent pas être prétextes pour arrêter l’outsourcing, mais au contraire doivent permettre une réorientation en cours d’exécution. 

Enfin, des soins de santé performants en opération sont aussi une source de motivation pour nos militaires. A cet effet, la préservation de la capacité opérationnelle de la composante médicale nécessitera d’assurer la cohérence de l'articulation entre celle-ci et le service public de santé. A terme, elle intègrera progressivement notre système de santé tout en conservant ses spécificités militaires. L’externalisation complète de la 4e composante ne doit pas être envisagée et des synergies avec un hôpital de crise à créer seront bien évidemment recherchées. Une pharmacie militaire devra être maintenue, mais il serait utile d’examiner son implantation future.

 L’équipe du MR

 Veuillez noter que certains programmes ont été résumé pour leur contenu concernant la défense.

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