La défense CDH

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Maxime Prévot

Président du CDH 

 

Que pense le groupe CDH sur la défense ?

Notre effort de défenses en part du PIB est passé de 1,01% en 2013 à 0,92% du PIB, plaçant ainsi la Belgique en avant-dernière position sur les 28 pays de l’OTAN ! On s’est éloigné de l’objectif de 1,3% du PIB en 2030 annoncé en fanfare par le Gouvernement fédéral. Sans parler de l’objectif de 2% décidé par l’OTAN et approuvé par la Belgique en 2014.

Pour être efficaces, notre diplomatie et notre coopération au développement doivent être accompagnées d’une capacité militaire crédible et la Belgique doit être en mesure d’assumer sa part de la sécurité collective. Pourtant, nous sommes aujourd’hui avant-derniers des 28 pays de l’OTAN, en ce qui concerne l'effort de défense. Pour le cdH, le réinvestissement dans nos forces armées est indispensable et urgent. Notre première priorité est d’augmenter le budget de la défense pour atteindre 1,3% du PIB en 2024 pour que la Belgique tienne son rang au niveau européen et international.

Il est important qu’au-delà du budget, nous puissions également contribuer aux opérations ONU et UE et augmenter nos capacités (cash, capabilities, commitment). Enfin, ce réinvestissement dans la Défense n’a du sens que dès lors qu’il participe à la construction d’une Défense européenne, d’une autonomie stratégique et d’une industrie de la Défense ancrée au niveau européen.

Quelle est votre position au sujet de passer l’âge de la pension de 56 ans à 63 ans ?

Sous cette législature, le gouvernement n’a eu de cesse que de mettre à mal le statut spécifique du militaire, et notamment dans le cadre de la réforme des pensions.

Initialement bien accueillie par les militaires, soucieux de participer à l’effort collectif, la réforme des pensions devait néanmoins être assortie de certaines garanties. Cela n’a pas été le cas. L’actuelle réforme des pensions entend aligner l’ensemble des pensions, sans prise en compte du régime spécifique lié au statut militaire.

Au cdH, nous avons dénoncé à plusieurs reprises la réforme des pensions actuelle et plaidons pour la nécessaire adaptation de fin de carrière autant qualitative que quantitative. Pour parvenir à une solution, nous plaidons pour une reprise de nouvelles concertations nécessaires afin d’arriver à une solution prenant en compte la réalité de l’allongement de la durée de vie et la différence de pénibilité des métiers par le biais d’une adaptation de fin de carrière intelligente.

 

Au sujet de l’outsourcing (Garde, Horeca, habillement …) ?

Vu le nombre de départs dans les prochaines années et les difficultés de recrutement, le cdH est d’avis que l’outsourcing est utile pour certains métiers qui ne constituent pas le coeur des activités de la Défense. Néanmoins, nous estimons que lors de la prochaine législature, cette question doit faire l’objet d’un débat ouvert afin d’envisager une solution durable. L’outsourcing ne peut concerner les métiers fondamentaux de l’armée : usage de la force, logistique, utilisations des armements, opérations

 

Les solutions pour le départ des jeunes recrues de la Défense ?

Le véritable enjeu est de rendre la Défense attractive et ainsi donner envie aux jeunes travailleurs de rester à la Défense et d’y faire carrière. Pour ce faire, le cdH soutient les propositions que la Défense a déjà faites (télétravail, modernisation des casernes, carrières mixtes, etc.) et s’engage à leur mise en oeuvre ou approfondissement.

Nous sommes par ailleurs favorables à une meilleure répartition géographique des casernes pour permettre de résoudre le problème de mobilité et d’équilibre entre le travail et la famille. Nous proposons également d’ouvrir un nouveau quartier militaire dans le Hainaut. Le Hainaut dispose d’un important bassin de demandeurs d’emploi qui pourrait pallier le problème de recrutement de la Défense. Or, le Hainaut est la seule province sans quartier militaire d’envergure. En outre, les entreprises aéronautiques présentes en nombre dans la région de Charleroi-Gosselies permettraient d’y développer un pôle d’innovation de la Défense, centré sur l’aérien.

 

La position au sujet du BDL (le statut à durée limitée) ?

Instauré en 2013, le statut BDL a été accueilli favorablement. En effet, ce statut permet de répondre à un double besoin de la Défense : d’une part, le nécessaire rajeunissement du personnel de la Défense (et plus spécifiquement de ses cadres) et, d’autre part, répondre à l’évolution des tendances générales sociétales. Il s’agit de permettre aux militaires de continuer une carrière soit au sein de la Défense sous un autre statut professionnel, soit de poursuivre une carrière en dehors de la Défense. Pour le cdH, le statut à durée limitée doit faire l’objet d’une évaluation quant aux engagements pris en matière de formations et des mesures concrètes d’accompagnement afin d’assurer la pérennité de ce statut à long terme et surtout le suivi de ceux qui ont opté pour celui-ci.

 

L’avenir de l’hôpital militaire Reine Astrid et de la pharmacie militaire située à Nivelles ?

Pour nous, il est essentiel de garder une composante médicale au sein de la Défense. L’hôpital Reine Astrid est une référence notamment pour le centre des grands brulés. Pour le cdH, il faut poursuivre les collaborations avec les hôpitaux civils pour faire face à la question du financement tout en assurant aussi le volet militaire de l’hôpital Reine Astrid.

 

 Veuillez noter que certains programmes ont été résumé pour leur contenu concernant la défense.

 PROGRAMME: CDH Militaire   flèche5     slogan cdh.jpg

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